En Belgique, on compte environ 10 000 cas d’infarctus du myocarde chaque année. Un quart de ces patients ont dû subir, en extrême urgence, une angioplastie coronaire, une opération qui vise à dilater l’artère coronaire.

Un des problèmes majeurs de cette affection est le risque de récidive. Selon des données récentes, plus de 50 % des patients seront réhospitalisés au moins une fois et 25 % d’entre eux souffriront d’un autre infarctus dans les 5 ans qui suivent.

Qu’est-ce qui provoque l’infarctus du myocarde ?

L’infarctus du myocarde, connu du grand public sous le nom de « crise cardiaque », n’est en fait rien d’autre qu’une thrombose au sein de l’artère qui mène au cœur : un caillot de sang (thrombus) se forme et obstrue une artère coronaire.
Dès lors, certaines parties du muscle cardiaque vont rapidement se trouver en manque d’oxygène. La gravité de l’infarctus dépendra de l’emplacement et de l’étendue de la zone atteinte.

Les plaquettes sanguines jouent un rôle clef dans le développement de cette thrombose. De nombreux récepteurs et voies de signalisation intracellulaires contrôlent en effet l’activité plaquettaire au moment de la formation du caillot sanguin.

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Un enjeu vital : identifier les patients à risque et prévenir le risque de récidive

Aujourd’hui, les tests cliniques réalisés en routine ne permettent pas d’identifier, parmi les patients souffrant d’une maladie coronaire, ceux qui présentent un risque de thrombose très élevé. Seule l’identification de nouveaux biomarqueurs sanguins permettrait un dépistage précoce.

En analysant les plaquettes sanguines de patients souffrant d’une menace d’infarctus ou à risque de thrombose et de récidive, des chercheurs de l’UCL ont découvert que le métabolisme des lipides de ces plaquettes était modifié, à savoir qu’une des enzymes impliquées dans ce métabolisme était maintenue dans un état inactif.

Quand la recherche aura prouvé que cette enzyme inactive est ­présente chez les patients à risque de récidive et qu’elle aura trouvé un biomarqueur sanguin permettant de détecter sa présence dans les plaquettes, alors les patients à risque pourront être dépistés et recevoir le traitement adéquat.

À plus long terme, lorsque les recherches aboutiront, elles permettront également de détecter et prévenir d’autres formes de thrombose, première cause de mortalité dans notre pays. En effet, en Belgique, 31 000 personnes par an (soit 85 par jour) décèdent suite à une maladie cardiovasculaire.

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Une recherche, 4 axes

La recherche se focalisera sur le rôle de cette enzyme dans le contrôle du métabolisme des lipides au sein de la plaquette sanguine, à des fins à la fois diagnostiques et thérapeutiques.

En particulier, la recherche vise à

1. Évaluer si la détection de l’état d’activation de l’enzyme permet de dépister ou identifier les patients à risque de récidive.

2. Étudier si ces plaquettes au métabolisme modifié libèrent des marqueurs facilement détectables dans le sang.

3. Comprendre comment la modification du métabolisme des lipides influence le fonctionnement de la plaquette sanguine chez les patients à risque de thrombose et d’infarctus.

4. Évaluer comment les traitements actuels anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires influencent l’activité de l’enzyme et le métabolisme de la plaquette.

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La recherche
cardiovasculaire à l’UCL

Au sein de l’UCL, la recherche dans le domaine cardiovasculaire se déroule principalement au sein de l’Institut de recherche ­expérimentale et clinique (IREC) dirigé par le professeur Jean-Luc Balligand.

17 académiques conduisent des projets de recherche fondamentale et/ou clinique sur la thrombose et sur le traitement des patients souffrant de maladies valvulaires ou d’insuffisance cardiaque. Sur le terrain, des projets sont menés par des doctorants ou des étudiants réalisant leur mémoire dans ces domaines.

Ces travaux de recherche participent de façon importante au rayonnement de l’UCL. Ils permettent d’enrichir le contenu des matières enseignées par les professeurs, mais aussi d’établir et de maintenir des collaborations nationales et internationales étroites avec des groupes de recherche prestigieux, désireux de partager leurs outils et leur expertise.

Pour plus d’infos, consultez le site de l’UCL.

25 %
des patients ayant subi un infarctus
souffriront d’un autre infarctus dans les
5 ans qui suivent

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